Dans une lettre ouverte adressée aux autorités européennes, 45 entreprises européennes, parmi lesquelles des groupes de renom comme Total, Carrefour, ainsi que des start-ups innovantes comme Mistral et Pigment, ont exprimé leurs vives inquiétudes concernant le projet de règlement européen sur l'intelligence artificielle (AI Act). Selon eux, ce cadre réglementaire pourrait s'avérer dangereux pour la compétitivité des entreprises du continent.

Les signataires de cette lettre soulignent les défis complexes auxquels l'Europe doit faire face dans la course à l'innovation technologique. Ils estiment que le projet d'AI Act, bien qu'ambitieux dans ses objectifs de sécurité et d'éthique, risque de freiner considérablement le développement de l'IA en Europe. Les entreprises craignent notamment que les contraintes réglementaires imposées ne les pénalisent face à la concurrence internationale, en particulier face aux États-Unis et à la Chine, qui semblent adopter une approche plus souple.

Les dirigeants appellent ainsi les décideurs politiques européens à une "pause" dans l'application de ce règlement, afin de mieux en évaluer les impacts potentiels sur l'innovation et la compétitivité des entreprises du Vieux Continent. Ils plaident pour une approche plus nuancée, qui saurait concilier les exigences éthiques avec les réalités du marché et les impératifs de développement économique.