Un mouvement de résistance se dessine face à l'AI Act, le projet de régulation européenne sur l'intelligence artificielle. Quarante-cinq entreprises, parmi lesquelles des géants comme Total, Carrefour ou encore des jeunes pousses innovantes telles que Mistral et Pigment, demandent une "pause" dans l'application de cette réglementation qu'elles jugent dangereuse pour la compétitivité européenne.
Ces acteurs, aux profils variés, s'accordent sur les risques potentiels de l'AI Act. Ils craignent notamment que ce cadre réglementaire trop strict n'entrave l'innovation et ne pénalise les entreprises européennes face à la concurrence internationale. Selon eux, une approche plus nuancée et progressive serait préférable afin de trouver un juste équilibre entre protection des citoyens et développement économique.
Face à ces inquiétudes, la Commission européenne devra faire preuve de doigté pour mener à bien cette réforme ambitieuse, clé pour positionner l'Europe comme un leader mondial de l'IA éthique et responsable.