Alors que 531 000 élèves de terminale générale et technologique passent actuellement leur grand oral du bac, un nombre croissant d'entre eux fait appel aux intelligences artificielles pour se préparer à cette épreuve. Face à ce phénomène, les enseignants se retrouvent confrontés à un défi de taille : disposer de peu de temps dans l'année scolaire pour accompagner leurs élèves dans cette nouvelle réalité.
Pour de nombreux lycéens, l'utilisation d'outils comme ChatGPT s'est avérée être un atout de taille pour peaufiner leurs présentations et répondre aux questions. Cependant, cela soulève des questions éthiques quant à l'authenticité du travail fourni. Les professeurs doivent alors trouver un juste équilibre entre l'encadrement de cette pratique et le respect de l'esprit du grand oral.
Certains établissements ont choisi de s'adapter en intégrant l'IA dans leur préparation, en proposant par exemple des ateliers sur l'utilisation responsable de ces outils. D'autres, en revanche, restent plus réticents face à cette tendance, craignant que cela ne remette en cause les compétences développées par les élèves.
Au-delà de ces considérations, le grand oral du bac 2025 s'annonce comme un véritable défi pour le système éducatif français, qui doit faire preuve d'agilité pour s'adapter aux évolutions technologiques tout en préservant l'essence même de cette épreuve.